Les étudiants du secondaire deviennent des enquêteurs de scènes de crime pour un jour
Par Martin C. Barry 10 / 06 / 2010
Des étudiants de l’École secondaire Leblanc de Laval font des tests scientifiques lors de l’activité "CSI d’un jour"
L’École secondaire Leblanc devient le lieu de "Meurtre à l’Aréna"
Près de 35 étudiants de l’École secondaire Leblanc de Laval Est ont eu la chance de se transformer en enquëteurs d’un jour lundi dernier, alors qu’ils participaient à une simulation d’enquête criminelle. Cette activité était organisée par une compagnie montréalaise qui est l’un des chefs de file en technologie d’enquête et qui collabore avec des corps policiers du monde entier.
Qui a commis le crime ?
« Meurtre à l’Aréna » est le titre du scénario qui a été rédigé par le personnel de Forensic Technology, pour susciter l’intérêt des étudiants. Sur une variation grandeur nature du jeu de société Clue (« Le Colonel Moutarde avec le chandelier dans la salle de bal »), les employés de Forensic Technology personnifiaient les suspects. Après avoir consacré l’avant-midi à l’apprentissage des techniques de bases des méthodes d’enquête, les étudiants ont pu mettre en application les principes et compétences apprises, dans un laboratoire de l’école, pour tenter de découvrir le meurtrier du personnage fictif.
Bien que l’identification balistique automatisée est l’expertise première de Forensic Technology, les étudiants ont eu la chance de mener des tests en empreintes digitales, en analyse de résidus chimiques et en examen d’échantillon de cheveux afin de découvrir le meurtrier de Trotsky. Au cours de la seconde partie du jeu en après-midi, les suspects ont été interrogés. Étant donné que le crime avait été commis avec une arme à feu, les étudiants ont dû mettre a profit leur nouvelle connaissance en balistique.
Aide au décrochage scolaire
Les enquêteurs sont appelés à travailler avec d’autres pièces d’évidence : les marques d’outils laissées derrière les serrure quand celles-ci sont forcées, des cheveux humains, des fibres sur les armes, des empreintes digitales et des échantillons d’écriture. Compte tenu que le taux de décrochage scolaire au Québec, est devenu très problématique, la compagnie, Forensic Technology a établi depuis plusieurs années, des partenariats avec des écoles « à risque » afin de faire connaître son expertise par le jeu. Ce faisant, la compagnie veut sensibiliser les jeunes aux avantages de ne pas quitter l’école. « Nous voulons leur montrer qu’il y a des programmes intéressants au niveau collégial », déclare Elizabeth Lecavalier, vice-présidente des ressources humaines, qui participait à la simulation.

Les étudiants, regroupés en équipe, perdaient des points si les preuves recueillies étaient perdues ou endommagées. « C’est ainsi que ça se passe dans la vie », dit André Ménard, un spécialiste des médias chez Forensic Technology. « Si vous rapportez des éléments de preuves endommagées, votre cas tombe à l’eau. Nous essayons de présenter les situations avec le plus de réalisme possible ». Le succès des séries télévisées comme CSI a entraîné beaucoup d’interrogations sur la précision des enquêtes de scènes de crime. Selon M. Ménard, la série télévisée CSI est assez près de la réalité, même si les réalisateurs ont quelque peu modifié les méthodes et technologies d’enquête.
Juqu’à quel point CSI est près de la réalité?
« Ce qui demeure dans le domaine de la fiction c’est la chronologie », dit-il. « La plupart des techniques scientifiques qui sont utilisées sont réelles. En fait, les systèmes que notre compagnie produit, se retrouvent dans les studios de CSI. Les concepteurs de la série essaient d’être le plus près possible de la réalité. Mais là où on entre dans le domaine de la fiction, c’est quand on réussit à attraper le suspect après dix minutes ou une heure. La vraie durée de tout le processus est de plusieurs mois, parfois même des années lorsque le système judiciaire est impliqué. » Alors que les outils d’enquête décrits dans la série CSI sont réels, les réalisateurs de l’émission ont utilisé des interfaces visuelles pour les rendre plus attrayants aux téléspectateurs.






