Raymonde Folco a défendu le registre des armes à feu
Par Martin C. Barry 29 / 09 / 2010
Elle rappelle que « tout le monde est à bord » pour défaire le projet de loi contre le registre des armes à feu
Après le vote crucial de mercredi dernier à la Chambre des communes sur le futur du projet de loi controversé du gouvernement fédéral sur le registre des armes à feu, la députée libérale de Laval-les-Îles, Raymonde Folco a déclaré qu’elle voulait énoncer clairement sa position.
« Tout d’abord, je suis pour le registre des armes à feu », a-t-elle déclaré à Mon Laval. « Depuis les tout débuts, j’ai toujours été en accord avec son maintien. J’ai toujours voté en sa faveur, mais sous une forme différente J’ai toujours voté pour le registre des armes tant par le passé que lors du dernier vote de mercredi dernier ».
L’enregistrement des armes
Le registre canadien des armes à feu qui est géré par la GRC, a vu le jour sous le gouvernement libéral du premier ministre Jean Chrétien. Il exigeait que toutes les armes à feu au Canada soient enregistrées, et ce, dans la lignée des efforts pour réduire les crimes en rendant chaque arme identifiable. Chaque personne désirant posséder une arme doit acquérir une licence d’acquisition et de possession (PAL).
Depuis son introduction en 2001, le registre a fait l’objet de débats. Le gouvernement minoritaire conservateur actuel a été élu à deux reprises en 2006 et en 2008 en fonction d’une plateforme électorale, qui incluait notamment une promesse de revoir certains aspects du registre, bien qu’à ce jour ils n’aient pas réussi à remplir leurs promesses. Toutefois, le gouvernement a soumis des modifications permettant aux propriétaires n’ayant pas déclaré leurs armes et qui sont poursuivis, de bénéficier d’une amnistie.
Projet de loi émanant des députés
L’an dernier, les conservateurs ont appuyé le projet de loi C-391, un projet de loi émanant des députés qui proposait de revoir certaines parties des exigences d’enregistrement des armes à feu non restreintes. Malgré le fait que tous les autres chefs de parti à la Chambre des communes s’y opposaient, le projet de loi C-391 a passé en seconde lecture en novembre dernier parce que 12 néo-démocrates, 8 libéraux et 1 indépendant en provenance des régions rurales, ont voté avec les conservateurs.
« Certains collègues qui avaient voté contre en novembre dernier ont changé leur position lors du vote de la semaine dernière », a déclaré Raymonde Folco. Revenant d’un caucus provincial libéral tout de suite après le caucus national s’étant tenu en Nouvelle-Écosse il y a deux semaines, elle avait déclaré que « tout le monde était à bord » et prêts à voter contre le projet de loi sur le registre. Raymonde Folco attribue les divisions observées au sein du parti libéral qui est généralement très uni sur les différences fondamentales existant entre les circonscriptions des milieux urbains et ruraux.
Un conflit urbain/rural
«C’est vraiment la ville contre la campagne et je crois que les conservateurs ont beaucoup joué sur cette dualité en déclarant que les libéraux manquaient de respect à l’égard des électeurs des régions rurales, mais ce n’est pas le cas. Parmi les électeurs des régions rurales, certains désirent avoir des armes à feu pour aller chasser et nous respectons cela. Ce n’est pas le problème. Nous ne disons pas que les armes à feu devraient être enlevées aux gens. Ce que nous désirons c’est que le nom de chaque personne qui possède une arme soit inscrit au registre de manière à ce que cette information soit disponible en cas d’urgence ».
Mme Folco souligne que « les forces de police à travers le pays considèrent que le registre est très utile pour vérifier si une résidence ou un autre endroit sous surveillance contient des armes. Le fait de pouvoir vérifier la présence d’armes permet de protéger les forces policières, parce que lorsqu’ils pénètrent dans une maison ils sont en mesure de savoir à quoi s’attendre. Autrement, ils progressent dans l’ignorance. Ils disent qu’ils consultent le registre environ 11,000 fois par jour à l’échelle du Canada. C’est ce que la police nous a déclaré et ils considèrent que le registre permet de protéger les forces policières ».
Les amendements proposés
Selon Raymonde Folco, les libéraux proposent des amendements à la loi sur le registre des armes à feu qui permet actuellement de porter des accusations criminelles à l’endroit des propriétaires d’armes qui ne les ont pas déclarées. « Nous pensons qu’il ne faut pas porter des accusations criminelles, mais plutôt imposer des amendes, sans casier judiciaire ». Les libéraux sont également d’accord pour enlever les frais actuellement imposés pour enregistrer une arme et veulent simplifier la procédure en la rendant plus facile.








