Séance tout à fait ordinaire du conseil de ville
maire Gilles Vaillancourt
Le conseil explosif attendu n’aura été qu’un pétard mouillé

Malgré la tourmente médiatique qui faisait rage à la première assemblée du conseil municipal depuis les allégations des députés Auclair et Ménard, la séance s’est tenue comme à l’habitude, une assemblée comme les autres.
Si ça n’avait été des caméras et des nombreux journalistes présents dans la salle du conseil le 6 décembre, rien ne laissait voir qu’il s’agissait d’une réunion d’importance pour le maire Gilles Vaillancourt, qui était attendu de pied ferme par les partis d’opposition et quelques citoyens. Tout comme les journalistes, ces derniers désiraient confronter le maire et demander s’il comptait prendre ses distances de la gouvernance municipale le temps d’une enquête. À tous, M. Vaillancourt a offert la même réponse : « Je ne gouverne pas par sondages. Il ne faut pas confondre l’humeur du moment et la volonté profonde des Lavallois. Je reçois tous les jours des courriels, appels et cartes de gens qui me supportent. »
Avec ou sans accent?
Les membres du conseil municipal ont convenu de changer le nom du boulevard Norman-Béthune en celui de Norman-Bethune, puisque la Commission de toponymie du Québec a précisé qu’il s’agissait de la bonne orthographe de ce nom. De plus, un tronçon de la rue Montmorency, à Laval-des-Rapides, prendra le nom de rue François-Souillard, puisque les deux tronçons sont en fait des rues distinctes. Aussi, le chemin du Mistral affichera désormais le nom de chemin du Tour, afin de mieux refléter la réalité physique et géographique de cette voie routière.
Place Laval grandit
Le centre commercial Place Laval, situé au coin des boulevards Saint-Martin et des Laurentides prendra de l’expansion. Une demande de changement de zonage permettra l’agrandissement de la zone commerciale attenante aux édifices existant, rendant possible cet agrandissement.
Disgracieuses pancartes
L’affichage illégal, pratique fort répandue sur le territoire lavallois, ne cessera pas de si tôt. Lorsque questionné sur les raisons pour lesquelles la Ville n’intervient pas plus sévèrement envers les contrevenants, le maire Vaillancourt a répondu que le service de l’urbanisme évaluait actuellement la situation, mais que compte tenu de la température inclémente, il était peu probable qu’une piste de réponse soit disponible avant le printemps.
Laval aura-t-elle ses jeux?
La pétition appuyant la candidature de Laval comme ville-hôte des Jeux du Québec d’hiver en 2013 a été officiellement remise aux membres du conseil municipal, forte de 54 128 signatures. Déjà, plus 2300 bénévoles ont manifesté leur volonté de s’impliquer advenant la tenue de ce prestigieux événement en sol lavallois, et plus de 50 entreprises se sont engagées à verser près de 1 million de dollars de commandites.