Un conseil de ville mouvementé à saveur de controverses
conseil de ville mouvementé
Des insinuations de corruption – qui ont pris de l’ampleur depuis l’enquête lancée l’été dernier par la police provinciale- dans le milieu de la construction, continuent de hanter l’hôtel de Ville de Laval à la grande joie du parti d’opposition.

Mesures à adopter
Lors de la tenue du dernier conseil de ville lundi dernier, Marc Demers résidant de Pont-Viau, anciennement détective des forces policières de Laval et candidat pour le PQ, a interpellé le maire Vaillancourt en lui demandant quelles mesures il prévoyait mettre en place afin de s’assurer que l’argent des contribuables ne finissent pas entre les mains d’entrepreneurs véreux. « Tout comme vous, nous avons eu vent, par le biais des médias, de certaines allégations voulant que quelques compagnies se mettraient dans une position de conflit d’intérêt dans des contrats bien précis » a rétorqué monsieur Vaillancourt. Le maire a par ailleurs soutenu que la loi provinciale était faite de manière à ne laisser à Laval d’autre choix que d’attribuer le contrat final à celui qui offre le plus bas prix, et ce, indépendamment de ce que le public pense de la compagnie en question.

Opération Marteau
Il a également fait remarquer qu’en plus de l’Opération Marteau – nom de code de l’enquête lancée par la SQ- le gouvernement provincial a récemment nommé l’ancien chef de police de Montréal, Jacques Duchesneau, à la tête d’une unité anti-collusion. Et le maire de préciser : « Le gouvernement a investi dans l’Opération Marteau - dont le but est d’enquêter dans le milieu de la construction- afin de voir si oui ou non ces faits sont avérés, et s’il se trouvait que cela était effectivement le cas, de voir à ce que les personnes responsables soient poursuivies et traduites devant la justice ».
Le maire a aussi tenu à rappeler que la ville de Laval avait fait plusieurs suggestions à Québec quant à l’adoption d’une nouvelle législation visant à corriger la situation. Ce texte devrait entrer en vigueur en avril et devrait jeter les bases pour d’autres améliorations touchant à d’autres dossiers du même genre.

Fradet dans la mire Avant de se lancer dans des questions visant le conseiller municipal et membre du comité exécutif, Benoît Fradet, la présidente du conseil Mme Francine Légaré avait demandé à Rick Blatter, candidat indépendant défait à la mairie, d’éviter les questions relatives à la vie privée de M. Fradet ainsi qu’à son statut d’embauche professionnel, car selon cette dernière, cela n’avait rien à voir avec la ville de Laval.
Lors du conseil de ville du mois dernier, M. Fradet s’était vu dans l’obligation de se défendre face aux rumeurs largement diffusées par les médias à l’effet qu’il s’était fait embauché par la compagnie Schokbéton de St. Eustache – compagnie qui avait notamment procédé aux travaux de démolition du viaduc du boulevard du Souvenir après que celui-ci se soit effondré il y a dix ans. Rappelons que M. Fradet avait commencé à travailler pour Shockbéton deux ans plus tard et qu’il en est devenu vice-président depuis.
M. Fradet a tenu à souligner que les questions en rapport avec le viaduc devraient être adressées au bureau du coroner de Québec ainsi qu’au Ministère des Transports, puisque ce sont ces derniers, et non la ville de Laval, qui leur avait octroyé le contrat pour procéder à la démolition du viaduc endommagé.
Alors que M. Blatter poursuivait ses invectives envers M. Fradet en lui demandant comment il faisait pour mener deux carrières à temps plein de front, ce dernier tentait vainement de se défendre en déclarant qu’il travaillait juste très fort et qu’il représentait fièrement la ville de Laval en tant que conseiller municipal depuis les 12 dernières années.

Un membre du Mouvement Lavallois évincé
Emilio Migliozzi, le candidat qui s’était présenté sous la bannière du parti ‘‘Mouvement Lavallois’’ lors des dernières élections, a été évincé de la chambre du conseil par la police lorsqu’il a tenté de soumettre une question écrite lors de la période de questions. Il a été exclu et écarté par la présidente du conseil car il n’avait pas soumis sa question dans les temps.
Protestant de manière véhémente alors qu’il était reconduit vers la sortie, M. Migliozzi a très vite été suivi par le président du ML, David de Cotis ainsi que par la candidate à la mairie défaite Lydia Aboulian, qui n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement.

Projet résidentiel Mont-Laval
Après avoir vu le développement du projet résidentiel du parc Mont-Laval à Ste-Dorothée rejeté l’été dernier par les résidants, l’administration Vaillancourt a décidé de se réessayer une deuxième fois et elle tiendra à cette fin, une consultation publique cet automne ou l’automne prochain, pré-requis à l’obtention du changement de zonage.
Durant la réunion du conseil, le maire Vaillancourt a présenté une pétition signée par les résidants qui soutiennent le projet révisé.
Bien que ce soit un projet de développement résidentiel, le propriétaire du terrain veut préserver un maximum d’espace vert. Dans le même temps, et durant la période de questions, une personne est venue exprimer sa farouche opposition au projet.