Le salut est au salon
Par Alcide Borik 17 / 03 / 2010
Pour nos jeunes diplômés ou ceux qui vont l'être en juin, il était temps de tâter le marché de l'emploi au Salon de l'emploi. Qui sait? Ils y trouveront peut-être leur salut car chaque employeur nous y expose ses besoins :
Le gouvernement du Québec en profite pour nous y envoyer les fonctionnaires et les politiciens qui ne font généralement pas grand-chose pour nous montrer qu'effectivement, on n'y fout rien mais qu'aller au salon, c'est mieux, somme toute, que se rendre à une conférence au chômé. Les agents de voyages car, les voyages forment la jeunesse, tandis que les commissions scolaires exposent les moyens de la déformer à bon prix, tandis que la Ville de Montréal offre généreusement son support moral, ses conseils gratuits et les encouragements pertinents en échange de ses fonctionnaires croissants, ses parcomètres performants et son taxage omniprésent.
Dans les sports qui rapportent, les yeux sont braqués sur notre couple de médaillés en danse qui se reposent (on ne patine pas avec l'amour), une infirmière de Sainte Justine nous dit que la médecine a fait beaucoup de procrée. Il est vrai que son ample décolleté nous recommande les services de "mes deux seins sans frontière". Nos planchistes sont allés s'entraîner en Espagne ; ils appellent ça les sports d'Ibère.
Au stand de serrurerie, le préposé était absent, il avait des pènes de cœur, le C.N. expose une gare de triage et un chef de gare cossu. Autre absent de marque : La boulangerie. L'exposant, l'ami Depain, est déjà parti pour préparer sa fournée du lendemain, et, pendant ce temps là, le bijoutier Christian dort. Quand on le réveille, il ne fait pas de Cartier, dépasse le rubis con et fait des émaux d'esprit.
Pour nous matelot à la bouche, les gardes côtes exposent des vedettes nouvelle vague, un charcutier met des bouchers doubles et, sans faire de bétail, montre ses sots six et criant : L'étal c'est moi! Un cordonnier court à perdre alène, un électricien revendique son droit de volt, un nettoyeur vante sa recette pour blanchir de l'argent, tandis qu'un atelier de mécanique revendique à cor et à cric en faisant des remorques désobligeantes. Enfin, l'association des salons de coiffure affiche son slogan accroche-cœur : Sois belle et teint toi!
Oh! J'oubliais, l'agence Spatiale offre un poste pour une cosmonaute pesant moins de 60 kilos pour peser moins lourd qu'un lave-vaisselle!








