Statut de réfugiée pour une femme de 114 ans
Par Martin C. Barry 18 / 03 / 2010
Cécilia Laurent est née en 1896, sur la voie rapide pour la reconnaissance de son statut de réfugiée.
Une femme âgée, qui a un document prouvant qu’elle a 114 ans a suivi la voie rapide pour acquérir son statut de réfugiée et accéder à la citoyenneté canadienne avec l’aide de la députée libérale de Laval les Îles Liberal MP Raymonde Folco. Selon son acte de naissance haïtien, Cécilia Laurent est née le 31 janvier 1896 à Pestel, en banlieue de Port-au-Prince, la capitale haïtienne.
Elle a échappé au tremblement de terre
Sa demande de statut de réfugiée a été faite avec l’aide de Ronald Chery, son petit-fils résident de Laval et de sa fille Violette Princivil-Jean, dont le mari est mort dans le séisme dévastateur du 12 janvier dernier en Haïti.
Mme Laurent était dans sa maison lorsque le tremblement de terre est arrivé, mais par miracle elle a réussi à sortir à temps et n’a eu aucune blessure. M. Chery, qui travaille pour le Centre d’aide pour le développement des jeunes et des personnes âgées démunies à Laval, a contacté Raymonde Folco il y a plusieurs semaines pour discuter d’un autre sujet, mais en a profité pour lui demander son soutien afin de faire venir sa grand-mère au Canada pour raison humanitaire.
La longévité haïtienne
Mme Folco a demandé à ce que l’Ambassade du Canada en Haïti analyse de près le cas de Mme Laurent. Selon Ronald Chery, il n’est pas inhabituel en Haïti qu’une personne vive aussi longtemps que sa grand-mère. Haïti est reconnue pour la longévité de nombreux citoyens.
« Je n’ai jamais rencontré un être humain de 114 ans. C’est une expérience extraordinaire », a déclaré Mme Folco dans une entrevue donnée à ses bureaux de Sainte-Dorothée, la semaine dernière. Mme Laurent, sa fille et son petit-fils l’y avaient rejointe pour une prise de photo à l’intention des journalistes.
Son beau-fils n’a pas survécu
« Remarquez comme elle est bien conservée, » a ajouté Mme Folco. « Elle est bien, elle est mentalement alerte. Elle vit dans le quarter au centre de Port-au-Prince où se trouve l’Ambassade canadienne. Elle m’a raconté que lorsque le tremblement de terre s’est déclenché, tout a commencé à bouger, elle avait peur et elle a vu des gens mourir autour d’elle. Le mari de sa fille est mort dans le tremblement de terre, mais elle a réussi à sortir et à être sauvée. »
Raymonde Folco a expliqué que dans des cas similaires son bureau constitue un dossier qui est envoyé à l’Ambassade ( (Port-au-Prince dans ce cas-ci) pour que les autorités en place puissent analyser les faits facilement et avec rapidité. « Je sais comment constituer le dossier. Ainsi, l’ambassade est en mesure de traiter la demande beaucoup plus rapidement, car ils ont toutes les pièces requises pour en faire l’analyse » a-t-elle ajouté.
Elle priait pour un dénouement
Une semaine après avoir reçu la demande envoyée par fax du bureau de Mme Folco il y a un mois, Mme Laurent est arrivée au Canada, accompagnée de sa fille. « Elle a beaucoup prié pour venir au pays, » a souligné Raymonde Folco en ajoutant que Mme Laurent va probablement demeurer au Canada avec sa fille et son petit-fils de manière permanente.








