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Alain Paquet
Alain Paquet Le 15/04/2010

Le budget 2010-2011: des choix pour l’avenir du Québec

Rédigé par Alain Paquet, député de Laval-des-Rapides, adjoint parlementaire au premier ministre et président de la Commission des finances publiques

Depuis 2003, les choix du gouvernement ont fait en sorte que le Québec s'est mieux sorti de la crise et qu’il assure la reprise. Le budget 2010-11 en est un de décisions pour protéger l'avenir et l'accessibilité aux services publics auxquels on tient, à protéger les plus démunis et à assurer la croissance de notre économie.

Pour avoir du partage durable, il faut du développement économique durable. Nous posons des jalons importants pour l’avenir en rétablissant l’équilibre budgétaire d'ici 2013-14 et en poursuivant le renouvellement de nos infrastructures. Dans une vision long terme, nos actions ont pour but de laisser aux générations futures un Québec plus prospère.

En tout premier lieu, 62 % de l'effort découlera du contrôle rigoureux de la croissance des dépenses du gouvernement et de la lutte à l'évasion fiscale. Par ailleurs, 31 % de l'effort vers le déficit zéro interpelle les particuliers. Il sera graduel, en recourant à des taxes et tarifs qui sont les moins dommageables pour les emplois et les investissements, tout en protégeant les plus démunis avec le crédit d'impôt pour la solidarité. Des fonds spécifiques associent des sources de revenus à un usage exclusif. Ainsi, la taxe sur le carburant servira aux routes et au transport collectif.

Si on compare la réduction annuelle de la charge fiscale de 5,4 milliards $ accordée par notre gouvernement, avec l'augmentation à terme et à venir de taxes et tarifs d'ici 2013, de 3,5 milliards $, il reste 1,9 milliard $ de plus dans les poches des Québécois. C'est sans tenir compte de la croissance économique à venir!

 

Si nous avions écouté le PQ en augmentant la TVQ depuis 2006 et en renonçant aux baisses d'impôt pour 2008, les Québécois auraient casqué 12,1 milliards $ de 2006 à 2011. Ça aurait été irresponsable, miné la croissance et aggravé le ralentissement économique.

L’instauration de la déduction pour travailleurs, du Soutien aux enfants, de la prime au travail pour les familles, etc., nette des hausses passées sur les tarifs de garde, l'électricité, etc., laisse un plus grand pouvoir d'achat aux familles. L'effet est même accentué par les réductions d'impôt fédéral. Sans compter l’impact de la croissance économique sur les revenus de travail, ceci demeure vrai même si on considérait cette année le plein effet des mesures fiscales pour 2013.

C'est pourquoi, il faut se méfier de la désinformation que certains prennent plaisir à répéter. Voici deux exemples - d'autres seront disponibles sur mon Facebook :

  • Revenu familial avant impôt* 30 000 $ 75 000 $
  • Revenus après impôt – 2003 28 954 $ 51 507 $
  • Revenus après impôt – 2010 39 297 $ 58 351 $
  • Hausse du revenu disponible de 2003 à 2010 10 342 $ 6 844 $
  • Hausse du pouvoir d'achat net des hausses de tarifs d'électricité et des permis de 2003 à 2010 9 928 $ 6 370 $
  • Impact en 2013 du crédit solidarité, de la hausse de taxes carburant, TVQ et contribution santé + 145 $ - 1 134 $
  • Hausse minimale du pouvoir d'achat net de 2003 à 2013 10 073 $ 5 236 $

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* 2 travailleurs avec 2 enfants dont 1 en service de garde Source : Ministère des Finances du Québec

Alain Paquet
Député de Laval-des-Rapides
Adjoint parlementaire au premier ministre
Président de la Commission des finances publiques