Un budget qui dérange
l’exécutif du Parti Québécois pour la région de Laval

Le président de l’exécutif du Parti Québécois pour la région de Laval, Michel Leduc, estime que le budget Bachand, déposé par les Libéraux le 29 mars dernier, va récupérer tout ce qui a été donné aux Québécois depuis 6 ans et plus.
« On est d’accord pour dire que le gouvernement doit s’attaquer au déficit et à la dette. C’est la manière qu’on conteste! », a commenté M. Leduc en entrevue téléphonique le 9 avril à la suite de la publication d’un communiqué où ce dernier fait état des positions du PQ face au budget provincial 2010.
Dans ce document, M. Leduc déplore que l’annonce du gouvernement Charest de piger directement dans la poche des contribuables ne soit adjointe d’aucune mesure pour reprendre le contrôle des dépenses. « Les libéraux ont choisi de faire payer les contribuables avant de regarder dans leur cour », peut-on y lire.
Augmentation de la TVQ de 2%, augmentation du tarif de l’électricité, hausse des impôts, et « Taxes Charest » qui fera payer une franchise annuelle permettant de consulter un médecin, « Tout le monde sera frappé par ces mesures, sans égard au revenu. Au PQ, nous souhaiterions que le ‘’forfait santé’’ soit établi en fonction du revenu familial », explique M. Leduc.
Autre mesure enchâssée dans le budget présentement discuté à l’Assemblée nationale, le ticket modérateur pour les soins de santé, qui prévoit que pour chaque visite chez un médecin, généraliste ou spécialiste, il faudra débourser 25$. « Le budget est calculé en fonction de cette mesure, mais il faut valider sa légalité au niveau fédéral. Le ticket modérateur toucherait principalement les personnes âgées. Imaginez un couple vivant de sa pension de retraite où chacun doit rencontrer son médecin mensuellement. À ces frais, il faudrait ajouter le forfait annuel, les visites aux spécialistes et les coûts des médicaments. Ce serait épouvantable! » extrapole M. Leduc.
Bien que le président de l’exécutif du Parti Québécois pour la région de Laval reconnaisse la nécessité d’atteindre le déficit zéro et d’annuler la dette, il considère que les Lavallois comme les Québécois, le paieront cher. « Quand Charest dit qu’il a les deux mains sur le volant, où s’en va-t-il? Au PQ, on a l’impression qu’il est en train d’amener les Québécois dans le champ de maïs! », ajoute M. Leduc.