Robert Carrier, défend l’augmentation de la période de prestation d’assurance-chômage
Par Martin C. Barry 29 / 04 / 2010
Le Bloc Québécois veut que le programme d’assurance-chômage offre une meilleure protection au 60% de Canadiens qui n’ont aucun filet social lorsqu’ils deviennent gravement malades.
Le Bloc Québécois met de la pression sur le gouvernement conservateur pour prolonger la période de prestations d’assurance-chômage pour les personnes qui ne peuvent retourner au travail à cause de maladies graves comme le cancer. Le 13 avril, une pétition de plus de 62,700 signatures a été présentée à la Chambre des Communes, demandant une extension des prestations pour motifs humanitaires.
Aucune compassion, selon Robert Carrier
« Présentement, la loi de l’assurance-emploi ne donne que quinze semaines de prestations à la personne qui souffre d’un cancer ou d’une autre maladie grave ce qui, à notre avis, est aberrant, et démontre un manque de compassion flagrant à l’égard de tous ceux et celles qui se retrouvent dans cette situation pénible », a déclaré Robert Carrier, député de la circonscription de Pellan.
M. Carrier souligne qu’il est essentiel de prolonger les congés de maladie pour permettre à tous ceux et celles qui souffrent de ce type de maladies d’avoir une chance égale de recouvrer la santé, de guérir de la maladie et de bénéficier d’un revenu décent et équitable. Il a ajouté qu’il était très fier de collaborer aux efforts amorcés par Marie-Hélène Dubé, une résidente de Laval aux prises avec un cancer, qui a lancé cette pétition visant à prolonger les prestations d’assurance-emploi.
Le Bloc demande que la période soit prolongée à cinquante semaines. La plupart des travailleurs ne sont pas protégés
L’an dernier, en mai, le Bloc Québécois a présenté une résolution à la Chambre des Communes demandant que les prestations d’assurance-emploi soient prolongées à cinquante semaines, demande que font aussi les signataires de la pétition. Les membres du Bloc Québécois rappellent combien il est difficile de lutter contre le cancer ou toute autre maladie, que cela demande du temps et de l’énergie et que tous les efforts sont nécessaires. Ils considèrent que ceux qui vivent cette situation doivent être soutenus et doivent avoir accès à toutes les ressources.
De son côté, Marie-Hélène Dubé demeure convaincue de l’importance de sensibiliser la population à la situation actuelle et de forcer le gouvernement à faire des changements. « Il y a sept ans, à l’âge de 32 ans, j’ai appris que j’avais un cancer de la glande thyroïde », dit-elle. Malgré une intervention chirurgicale et des traitements, le cancer s’est propagé aux ganglions et elle a eu deux rechutes, de nouveaux traitements et une seconde chirurgie majeure en 2008.
La plupart des travailleurs ne sont pas protégés.
« Je suis la mère de deux enfants et étant donné que je suis contractuelle au gouvernement fédéral, je n’ai aucun bénéfice, ni sécurité d’emploi, ni assurance-salaire tout comme 60% de la population, » explique Mme Dubé. « Avec cette pétition, nous voulons démontrer au gouvernement que la population est vraiment déterminée à ce que les choses changent ». On peut consulter cette pétition et la signer sur le site : http://petitionassuranceemploi.com








