De bonnes nouvelles sur notre population âgée selon l’Agence de santé publique de Laval
Par Martin C. Barry 12 / 05 / 2010
Le vieillissement de la population est un sujet de préoccupation, mais nous faisons de plus en plus face à une population qui a vécu dans des conditions très favorables » a expliqué le Dr Damestoy, Directrice de la Santé publique de la région de Laval.
Au cours des dix dernières années, le nombre de résidents de Laval âgés de 65 ans et plus a augmenté de 45 %. C’est un des taux de croissance les plus importants au Québec. Compte tenu de ce phénomène, quelles mesures doivent être prises pour s’assurer que la population demeure active et autonome lorsqu’elle vieillira ?
L’accent sur le bien-être
La solution, selon la directrice de la santé publique de la région de Laval, est de porter une plus grande attention au bien-être des personnes âgées lorsqu’elles sont autonomes, de manière à ce qu’elle se maintienne ainsi plus longtemps. C’est le message que désirait transmettre le Dr Nicole Damestoy le 21 avril dernier alors qu’elle était accompagnée des professionnels de la santé et des services sociaux de toute la région, pour lancer un rapport sur les impacts de la population vieillissante de Laval. Selon ce volumineux rapport, 90 % des résidents de Laval de 65 ans et plus vivent actuellement dans leur maison. Seulement 2 % habitent dans un centre de soins prolongés (CHSLD).
Une population vieillissante
« Bien entendu, le vieillissement de la population est un sujet d’inquiétude, mais nous faisons de plus en plus face à une population qui a vécu dans des conditions très favorables si on les compare aux générations qui les ont précédés », a expliqué le Dr Damestoy dans une entrevue au journal Mon Laval. « Dans tous les cas, les services de santé vont continuer à s’améliorer. L’enjeu actuel réside dans les services à la communauté et l’environnement dans lequel ces services sont donnés. » Le rapport souligne que les conditions socio-économiques et sanitaires des personnes âgées de Laval se sont grandement améliorées au cours des deux dernières décennies. Toutefois, un nombre important de personnes doivent faire des choix douloureux entre se nourrir et se loger, ce qui peut faire du tort à leur santé et à leur autonomie. Près de 22 % des résidents de Laval âgés de 65 ans et plus (22000 personnes) vivent sous le seuil de la pauvreté avec un revenu annuel de 14 564 $.
Nous devons être proactifs et non pas réactifs
« Nous devons agir avant d’avoir à réagir », a souligné le Dr Damestoy. « Collectivement, nous devons entre autres choses, développer un environnement urbain plus sécuritaire, qui permet d’acheter localement, réconcilier les attentes des organisations et des travailleurs plus âgés et d’accroître les opportunités offertes aux aînés pour se garder actifs physiquement ».
Selon le rapport, les résidents de Laval qui sont aujourd’hui âgés de 65 ans et plus ont une espérance de vie exceptionnelle de 83 ans pour les hommes et 89 ans pour les femmes. Mais cette longévité vient avec des reculs. Par exemple, la vulnérabilité s’installe soudainement entre 75 et 80 ans. De là, l’importance de protéger ces personnes et de s’assurer qu’elles ne sont pas trop isolées. La communauté a un rôle important à jouer pour faciliter la menée de leurs activités et leur transport.
Sauvegarder l’autonomie
Le Dr Damestoy souligne que les mesures pour assurer que les personnes âgées demeurent actives et autonomes le plus longtemps possible ne viennent pas seulement du système de santé. « Elles se trouvent dans l’ensemble de la communauté », mentionne-t-elle. » Nous avons un pouvoir extraordinaire dans notre région pour préserver dès maintenant l’autonomie de nos aînés ». Une île, une ville, un centre de santé et des services sociaux constituent tous des avantages qui pour nous agissent ensemble ».








