Un mot de votre député d’Ottawa
Nicole Demers
Le gouvernement conservateur prétend que les femmes enceintes travaillant
sous juridiction fédérale au Québec peuvent bénéficier d’un congé de retrait
préventif payé si elles sentent que continuer leur travail mettrait en danger
leur santé, leur vie ou leur grossesse.
La réalité est que, dès qu’une décision est prise par un expert, qu’il y ait risque
ou non, selon le Code canadien du travail, la travailleuse ne peut cesser
d’accomplir les fonctions de sa tâche sans perte de salaire. Elle doit reprendre
ses fonctions ou elle doit demander d’être affectée à un autre poste.
Si l’employeur ne peut modifier l’emploi ou réaffecter la travailleuse
enceinte ou qui allaite, celle-ci peut prendre un congé sans solde.
La seule période avec solde pour ces travailleuses est celle entre le moment
où elles cessent d’exercer leurs fonctions et celle où le médecin leur émet
un certificat médical.
Alors que plane la crainte d’une pandémie de grippe A (H1N1) et que le
Québec prend les mesures nécessaires pour protéger les femmes enceintes
dont la vie pourrait être mise en danger en leur permettant de demander un
retrait préventif payé à 90 % de leur salaire, les Québécoises travaillant sous
juridiction fédérale ne pourront bénéficier de ces mesures. Si elles doivent
arrêter de travailler, elles devront le faire sans solde.
Quelle injustice! Toutes les femmes devraient recevoir le même traitement.
Toutes les femmes doivent avoir droit au même retrait préventif. Il ne doit
pas y avoir, au Québec, des citoyennes de seconde zone.
Ce sont plus de 250 000 personnes au Québec qui travaillent dans des
entreprises de juridiction fédérale dont, entre autres, la Société canadienne
des postes, l’Alliance canadienne du camionnage, Purolator, TELUS et Bell
Canada.

 Nicole Demers

 Députée de Laval

Porte-parole du Bloc Québécois en matière de condition féminine

T. 450 686-2562 • F. 450 686-0450
DemerN1@parl.gc.ca