Laval au beau fixe
Par Geneviève April 12 / 11 / 2010
À l’occasion de la séance ordinaire du conseil municipal tenue le 1er novembre, le maire Gilles Vaillancourt a déposé son rapport sur la situation financière de la ville pour l’année 2010.
Cette année encore, la firme de notation de crédit américaine Standard & Poor's accordé à Laval la cote AA avec perspective stable.
« Il s’agit de la meilleure cote de crédit accordée parmi les municipalités qu’ils évaluent au Québec », précise M. Vaillancourt. « Un conseiller senior de Standard & Poor's m’a d’ailleurs mentionné qu’il considérait Laval comme la ville modèle. Selon ses propres propos, Laval est la ville la mieux conçue au Canada. »
Le rapport sur la situation financière de la ville fait mention d’un surplus budgétaire de 38,5 millions de dollars, ainsi que d’investissements prévus de 338,5 M$ en 2010, principalement dirigés vers la construction et la rénovation d’infrastructures sur le territoire. De plus, les membres du conseil ont approuvé l’octroi d’une aide financière de 3,5 millions à Camp spatial Canada, ce qui devrait permettre à l’organisme de renouveler la partie muséale du Cosmodôme.
Selon les états financiers disponibles à ce jour, le budget établi pour 2010 sera respecté. Les orientations générales de 2011 porteront sur la lutte pour la protection de l’environnement et la gestion éco responsable, l’aménagement urbain et la revitalisation de certains secteurs désuets, ainsi que la continuité du renouvellement des infrastructures lavalloises.
« Des neuf grandes villes de plus de 100 000 habitants, Laval est la seule à avoir adopté un programme de renouvellement des infrastructures tout en abaissant sa dette », félicite le maire. Il prévoit d’ailleurs que la dette per capita continuera de diminuer au cours du prochain exercice financier.
Micro ouvert pour les citoyens
La présidente de l’assemblée, Francine Légaré, a été beaucoup plus permissive qu’à son habitude lors de la période réservée aux questions des citoyens, laissant ces derniers s’exprimer librement et exposer les raisons de leur présence avant de formuler leur question. Même Robert Bordeleau, pourtant systématiquement bâillonné lors des assemblées précédentes, a eu l’occasion de faire un bref exposé. « Je vous permets un court préambule, mais ce dernier ne doit pas être à caractère politique, ni accusatoire », a prévenu Mme Légaré. M. Bordeleau a donc demandé combien d’heures par semaine un membre du comité exécutif consacre à cette tâche, considérant leur emploi du temps personnel qu’il considère très chargé, citant en exemple le cas du conseiller et vice-président du comité exécutif Basil Angelopoulos.
« Cette approche trahit un manque de compréhension de la nature du travail d’un conseiller municipal, a répondu ce dernier. Un conseiller municipal est aux services des citoyens, et doit être disponible pour eux selon leurs besoins, peu importe l’heure ou le nombre d’heures demandées. Pour moi, il ne s’agit pas d’un travail, mais d’un privilège accordé par les citoyens. Plus de 80% d’entre eux ont décidé que le pouvais leur rendre service pour un troisième mandat. »
« Les salaires des membres du conseil sont régis par une loi, et la Ville de Laval ne paie pas le maximum permis par celle-ci, à souligner M. Vaillancourt. De plus, nous sommes un des rares conseils de ville à avoir réduit sa masse salariale. Il est selon moi impossible de payer un politicien à sa juste valeur. Vivre une vie politique n’est pas simple, et de voir que ceux qui convoitent mon poste regardent les salaires me désole. »
Harold Lelièvre, venu s’enquérir de l’éventuelle possibilité pour ville de Laval de se doter d’un complexe aquatique aux installations modernes en concordance avec les standards établis pour les compétitions de natation, était très insatisfait de devoir défrayer des frais additionnels pour pouvoir utiliser les installations modernes de la ville de Saint-Eustache.
« Nous avons établi un partenariat avec la Commission scolaire Sir Wilfrid-Laurier, qui permettrait la construction d’infrastructures sportives de qualité. Si vous le désirez, parlez avec votre député pour faire bouger ce projet et trouver les 13 millions manquants pour le réaliser. De notre côté, nous sommes le seul partenaire qui a conservé à ses états financiers le financement pour ce projet d’infrastructures », a exposé le maire de Laval.
Plus tôt les Tempos
À la question de M. Milas, qui considère que la pose des abris à neige devrait être permise plus tôt que le 15 novembre, en raison des températures froides en vigueur à cette période, a reçu une réponse favorable de M. Angelopoulos.
« Nous avons décidé de revoir ce règlement en raison des nombreuses plaintes reçues à cet effet, a-t-il mentionné. Notre réflexion nous amène présentement à envisager un règlement par lequel la pose des structures tubulaires pourrait se faire plus tôt, peut-être le 15 octobre, et la pose des toiles le 1er novembre. Par contre, nous serons très stricts sur l’application de cette réglementation. »
Pas d’exploration pour les gaz de schiste à Laval
François Lagarde était préoccupé par la possibilité de voir les prospecteurs miniers venir explorer le sous-sol lavallois à la recherche de gaz de schiste. « Deux permis d’exploration ont été délivrés pour l’île de Laval, à deux compagnies distinctes », a-t-il souligné.
Le maire s’est fait rassurant, affirmant que les deux compagnies avaient fait savoir qu’il n’y avait aucun potentiel pour ce type de prospection à Laval.
Cadeau empoisonné
Maria Isabelle George, résidente de la rue des Patriotes à Sainte-Rose, a apporté une situation pour le moins fâcheuse devant le conseil municipal. Devant chez elle se trouve un arbre centenaire, qui lui a été donné par la municipalité en même temps que la cession d’une portion de l’emprise municipale, il y a quelque temps. De plus, les racines de l’arbre ont été endommagées par les employés municipaux lors de la réfection des trottoirs. Or, l’arbre qui était déjà malade au moment de la cession doit être abattu en raison de son mauvais état. Mme George se demande donc qui devra s’acquitter de la facture d’abattage. Le maire, qui a paru très compréhensif de la situation, a tout de suite proposé de se pencher sur ce dossier afin de trouver une solution satisfaisante.
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